La question n’est plus si le climat change, mais comment nous réagissons à cette réalité scientifique. Dans plusieurs discours récents, on constate un glissement préoccupant : alors que les données climatologiques deviennent plus claires et les impacts plus visibles, une partie du débat politique et public tend à retarder ou minimiser l’action nécessaire face à la crise climatique.
L’inaction a un coût réel — économique et humain
Faire l’autruche coûte cher. Au Canada, par exemple, l’inaction face à la crise climatique a déjà entraîné des coûts économiques substantiels pour les contribuables, sans compter les impacts sur l’emploi, la santé et les communautés.
À l’échelle mondiale, les effets du changement climatique — vagues de chaleur, sécheresses, inondations, insécurité alimentaire — entraînent des dommages considérables, frappent particulièrement les populations vulnérables et menacent des droits humains fondamentaux comme le droit à l’eau, à la santé et à un environnement sain.
Pourtant, le coût de l’inaction dépasse largement celui de l’action : retarder les politiques climatiques fait augmenter les dommages futurs, accroît les inégalités et rend plus difficile la transition vers un système bas-carbone.
L’importance d’une transition juste et équitable
Une transition climatique réussie ne se résume pas à réduire les émissions : elle doit aussi être socialement équitable. Cela signifie :
- Investir dans des solutions qui créent des emplois durables et renforcent la résilience des communautés, en particulier celles les plus exposées aux impacts climatiques.
- Garantir une redistribution équitable des bénéfices et des coûts, pour que les plus vulnérables ne supportent pas seuls le fardeau des transformations.
- Inclure les voix des communautés locales dans les décisions, notamment des peuples autochtones, des travailleuses et travailleurs affectés par la transition, et des groupes marginalisés.
- Redéfinir nos priorités budgétaires pour financer l’action climatique dès maintenant, plutôt que de payer pour des pertes et des dommages beaucoup plus élevés demain. *Rappelons que le passage de Debby a entraîné des dommages ASSURÉS d’environ 2,5 milliards.*
- La transition socio-climatique doit être pensée comme une occasion collective — pour réduire les inégalités, renforcer la justice sociale et bâtir une économie résiliente pour tous.
Pour l’équipe du CRE Lanaudière, agir maintenant, c’est investir dans notre avenir commun. Céder à l’inaction ou au déni ne fait qu’accroître les risques pour nos communautés, nos économies et les générations futures.

