COMMUNIQUÉ
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QUÉBEC AUTORISE L'AGRANDISSEMENT DES LIEUX D'ENFOUISSEMENT
DE LACHENAIE ET DE SAINTE-SOPHIE

Joliette, le 30 juin 2009 - C'est par deux communiqués laconiques et pratiquement identiques que la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, madame Line Beauchamp, annonçait, le 25 juin, au lendemain de la fête nationale, l'autorisation du gouvernement pour l’agrandissement des deux plus grands lieux d'enfouissement du Québec, soit ceux de Lachenaie et de Sainte-Sophie.
L'autorisation donnée fixe les quantités maximum à enfouir pour les cinq prochaines années à 1,5 millions de tonnes par année pour Lachenaie et à 1,2 millions de tonnes par année pour Sainte-Sophie. Dans les deux cas, il sera permis d'enfouir encore cinq années supplémentaires pour un total de dix ans.
Depuis 1994, le Conseil régional de l’environnement de Lanaudière (CREL) réclame une gestion plus écologique des matières résiduelles en plaidant pour l'adoption de l'approche 3RV et de politiques "zéro déchets". Après des années de travail et de représentations pour diminuer l'enfouissement, augmenter la réduction à la source, le réemploi, le recyclage et le compostage, le CREL ne peut réprimer un certain cynisme face à ces autorisations qu'il juge excessives. Rappelons que, lors de nos interventions aux audiences du BAPE sur ces projets d'agrandissement, nous avions recommandé la fermeture progressive de ces lieux d'enfouissement sur des périodes relativement brèves de trois à cinq ans.
On ouvre donc aujourd'hui, essentiellement au service de la région de Montréal, une capacité d'enfouissement de 2,7 millions de tonnes annuellement pour les cinq prochaines années. Le signal envoyé aux autorités municipales est simple et clair : même si la région de Montréal accuse un retard par rapport à la plupart des régions du Québec dans l'atteinte de ses objectifs de recyclage , soyez tout de même bien à l'aise de continuer de prendre votre temps puisque vous serez pour bien des années encore en situation de surcapacité d'enfouissement.
Ce faisant, le gouvernement donne aussi aux opérateurs des sites l'assurance de profits substantiels pour encore plusieurs années en leur permettant de faire une compétition directe aux filières du recyclage et du compostage au moment même où la rentabilité de ces filières est incertaine à cause de la crise économique mondiale.
"Il est clair qu'on ne favorise pas la recherche d'une solution viable à la crise des centres de tri en permettant un recours facile et peu coûteux à l'enfouissement" affirme Gilles Côté, directeur général du CREL et membre du Comité conjoint sur les matières recyclables de Recyc-Québec.

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Source:  Gilles Côté
               Directeur général