Joliette,
le 1er octobre 2007 - Le week-end de l’Action
de grâce est souvent un moment propice pour le grand ménage
automnal. À l’approche de l’hiver, c’est aussi
la saison du chauffage au bois qui redémarre. Les Conseils régionaux
de l’environnement (CRE) et l’Association pour l’air
pur (ALAP) s’unissent donc pour rappeler aux propriétaires
d’installations de chauffage au bois qu’il importe de faire
un usage responsable de ce type d’installation. Ils rappellent que
même si le chauffage au bois agrémente l’ambiance et
le confort, il peut s’agir d’une source de pollution atmosphérique
majeure.
La combustion du bois produit de petites particules fines
qui demeurent en suspension dans l’atmosphère. Lorsqu’on
les respire, ces particules affectent le système respiratoire,
causant l’irritation des voies pulmonaires, de l’asthme et
de l’emphysème particulièrement. Les enfants en bas
âge, les vieillards et les personnes souffrant d’une maladie
cardiaque ou pulmonaire chronique sont particulièrement sensibles.
De plus, puisqu’il est responsable d’environ 47% des émissions
de particules fines d’origine humaine au Québec, le chauffage
au bois est une cause importante de smog hivernal. Sachant que le Québec
compte plus d’un million de poêles à bois et que le
nombre de logements où le chauffage s'effectue au bois est en hausse
(une progression de 60% entre 1987 et 2000), il est primordial que les
citoyens et les gouvernements soient sensibilisés à cette
question.
Une utilisation moins fréquente
À prime abord, afin de prévenir les épisodes de smog
hivernal, le Conseil régional de l’environnement de Lanaudière
(CREL) et l’ALAP recommandent d’éviter d’utiliser
le bois comme mode de chauffage principal et de favoriser les modes de
chauffage moins polluants. « Pour l’ALAP, il est clair que
le choix d’un mode de chauffage doit être respectueux de l’environnement
et de ses voisins, surtout pour ceux qui habitent des villages ou des
quartiers résidentiels » a mentionné la directrice
de l’organisme, Michelle Rivest.
Des comportements plus responsables
Des comportements et des pratiques plus responsables peuvent réduire
les impacts sur la santé et l’environnement du chauffage
au bois. Selon Gilles Côté, directeur du CREL, « l’utilisation
de bois sec peut réduire la quantité de contaminants libérés,
alors que l’inspection et le ramonage fréquents de la cheminée
préviennent la formation de créosote. Il est très
important de ne jamais brûler de bois traité, peint ou teint.
Ceux-ci produisent des contaminants très nocifs. En outre, un poêle
à bois, ce n’est pas une poubelle! Il ne faut surtout pas
y jeter de déchets domestiques ».
Des installations moins polluantes
Avant d’acquérir un appareil de chauffage au bois, il importe
également de bien réfléchir à ses besoins.
Un poêle plus petit fonctionnera de façon optimale, brûlera
le bois de façon plus efficace et produira moins de pollution.
Le CREL rappelle de privilégier l’achat d’appareils
de chauffage certifiés EPA (Environmental Protection Agency), lesquels
sont plus efficaces et plus respectueux de l’environnement. Il faut
néanmoins éviter de voir les poêles EPA comme une
panacée. « Les installations certifiées EPA sont certes
moins polluantes, mais si on en fait un plus grand usage, on ne règlera
pas le problème. L’ALAP recommande plutôt d’utiliser
le chauffage au bois uniquement pour les situations d’urgence ou
lorsqu’il est impossible de faire autrement » a ajouté
Mme Rivest.
Des gouvernements sensibilisés
Finalement, les Conseils régionaux de l’environnement et
l’ALAP interpellent les gouvernements afin qu’ils se penchent
sur la problématique du chauffage au bois. « Lorsqu’on
sait qu’il y a sur le territoire du Québec plus d’un
million de poêles à bois, peut-on encore se vanter d’être
la province de l’énergie propre? Le Québec est plutôt
la province canadienne la plus polluée par ce type de chauffage
» a conclu Mme Rivest.
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Pour plus de détails sur la problématique
du chauffage au bois, consultez le « Grands dossiers – chauffage
au bois » accessible sur GaïaPresse (www.gaiapresse.ca)
ou le site Internet de l’Association pour l’air pur (www.alap.qc.ca).
Sources : Gilles Côté, directeur
Conseil régional de l’environnement de Lanaudière
Tél.
: (450) 756-0186
Michelle
Rivest, directrice
Association
pour l'air pur
Tél.:
(450) 759-9375
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