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COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate |
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LE
GOUVERNEMENT AUTORISE L’AGRANDISSEMENT DU SITE D’ENFOUISSEMENT
DE DÉPÔT RIVE-NORD - LA DIMENSION DE NOTRE POUBELLE VA TRIPLER! |
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Joliette, le 19 juillet 2006 - Le Conseil régional de l’environnement de Lanaudière (CREL) est extrêmement déçu de la décision rendue publique hier par le Gouvernement du Québec d’autoriser le projet d’agrandissement de 21,2 millions de m3 de déchets du lieu d’enfouissement sanitaire de Dépôt Rive-Nord à Saint-Thomas et Sainte-Geneviève-de-Berthier. Très peu de modifications ont été apportées au projet original qui avait pourtant été rejeté par la Commission d’enquête et d’audiences publiques du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui concluait que ce projet était inacceptable parce qu’il ne permettait pas de concilier les composantes sociale, environnementale et économique du développement durable. Nous étant prononcés contre ce projet d’agrandissement depuis plusieurs années, nous sommes maintenant forcés de constater que ni l’opposition de milliers de citoyens des municipalités riveraines de Sainte-Geneviève, de Lanoraie et de Saint-Thomas, ni l’avis pourtant clair du BAPE, ni l’opposition active des autorités municipales de Sainte-Geneviève et de Lanoraie dont les citoyens subiront le plus intensément les impacts et les nuisances du site, n’auront suffi à contrer cet agrandissement qui aura d’importantes conséquences dans les prochaines années. Malgré les assurances du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et du promoteur, les nuisances dues aux opérations de ce site continueront de s’amplifier. En effet, deux fois plus de déchets seront enfouis dans ce site dans les prochaines années que tout ce qui y a été enfoui durant les trente dernières années. L’assurance que ces nuisances (bruits, odeurs, goélands, trafic lourd, émanations de biogaz, destruction du milieu) se poursuivront durant les prochaines décennies et ce, à un niveau bien supérieur à ce qui a été vécu dans le passé est tout simplement inacceptable pour la population des municipalités adjacentes au site. Contrairement aux évaluations du MDDEP, nous sommes d’avis que cet agrandissement est socialement injustifié puisque l’essentiel des déchets qui y seront enfouis proviendront de l’extérieur, principalement de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). En effet, si les Plans de gestion des matières résiduelles des MRC de Joliette et de D’Autray sont appliqués de façon sérieuse et crédible de sorte que les objectifs de récupération qui y sont définis sont atteints, les besoins d’enfouissement de ces MRC seront d’environ 60 000 m3/an à compter de 2008. Ceci implique que 90% des déchets qui seront enfouis chez Dépôt Rive-Nord proviendront de l’extérieur de ces MRC. Encore une fois, la région de Lanaudière se voit confirmer sa vocation de poubelle du Québec. De plus, en autorisant cet agrandissement, le Gouvernement du Québec augmente considérablement l’offre d’enfouissement disponible sur le territoire et hypothèque ainsi sérieusement les efforts des MRC, des municipalités, des citoyens, des entreprises et des organisations environnementales dans l’atteinte des objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008. Il s’agit selon nous d’une bourde historique puisque, selon la commission du BAPE : « les capacités d’enfouissement autorisées dans les lieux d’enfouissement sanitaire utilisés par la région métropolitaine offriraient une marge de manœuvre puisqu’elles seraient supérieures aux besoins d’enfouissement des années à venir1 ». La commission du BAPE, en accord avec la position que nous défendons depuis des années, a aussi estimé que : « … il est primordial que l’atteinte des objectifs de valorisation … serve de base à la planification de la gestion de l’enfouissement des matières résiduelles. En conséquence, l’autorisation de capacités excédentaires d’enfouissement constitue un aveu d’échec face aux efforts de valorisation des matières résiduelles2 ». Si le gouvernement avait voulu torpiller l’atteinte des objectifs de sa politique de gestion des matières résiduelles, il n’aurait pas agi autrement. Il est clair que si on veut favoriser au maximum la récupération et diminuer l’enfouissement des déchets, on ne doit pas autoriser une capacité d’enfouissement qui n’est pas globalement nécessaire, on a plutôt intérêt à favoriser la rareté dans ce domaine. Nous ne comprenons pas la logique du gouvernement qui maintient que cet agrandissement est justifié car, suite à cette décision, pour plusieurs administrations municipales qui sont encore réticentes à prendre le virage vert dans le domaine des matières résiduelles, dont plusieurs municipalités de la CMM, l’enfouissement restera pour longtemps la solution de la facilité. -30- Source : Gilles Côté,
directeur général
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