Chers citoyens écoresponsables,
Chers membres et sympathisants du CREL,
Sans conteste, l'année 2009 sera marquée
par la plus grave crise économique depuis la "grande récession"
du début des années trente.
Les bases du système financier sont bouleversées, ce qui remet
en cause la structure, la nature et l'ampleur des échanges économiques
et de la production de biens et services. Cette situation, à juste
titre, nous préoccupe tous.
Mais il est une autre crise, moins évidente mais malheureusement
beaucoup plus grave, qui devrait aussi nous préoccuper : l'avènement
des changements climatiques. Depuis plus de vingt ans, les scientifiques
sérieux du monde de la climatologie nous le disent : les émissions
excessives de gaz à effet de serre (GES), surtout le CO2,
nous préparent un avenir globalement beaucoup plus chaud. Les "septiques
du changement climatique", appuyés et financés par les
producteurs d'énergie fossile qui ne veulent pas que leurs profits
soient affectés, ont travaillé avec acharnement à détruire
la crédibilité des modèles de prédiction du climat.
Ils ont même pris le pouvoir au État-Unis (équipe Bush-Cheney)
et influencé négativement les politiques de contrôle des
émissions de GES des gouvernements conservateurs du monde industrialisé,
au Canada, en Australie, au Japon et ailleurs.
Ainsi, plusieurs considèrent que, du point de vue de la
lutte aux changements climatiques, la dernière décennie a été
perdue. C'est dommage car, durant cette période, nous avons assisté
à une accéleration des émissions excessives de GES. Le
climat de la planète peut être comparé à la conduite
d'un très gros navire. D'énormes quantités d'énergie
sont requises pour le faire bouger et prendre très lentement, presqu'imperceptiblement,
de la vitesse... Mais lorsqu'il a atteint sa vitesse maximale, on ne peut
pas l'arrêter rapidement.
Aujourd'hui, suite au dernier rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental
d'experts sur le climat) à la fin de 2007, nous sommes certains que
le réchauffement climatique dû à l'activité humaine
est "sans équivoque". Nous sommes certains que les enfants
qui naissent aujourd'hui auront à subir les conséquences difficiles
et les périls d'un monde en inexorable réchauffement. Que vous
travailliez en agriculture, dans la pêche, dans les forêts ou
même dans un bureau, que vous viviez au Québec ou ailleurs dans
le monde, au nord comme au sud, que vous soyez riche ou pauvre, vous serez
affecté.
L'année 2009 est une année décisive pour
la lutte contre les changements climatiques. A la fin de l’année
se tiendra la Conférence de Copenhague, sous l’égide de
l’ONU. L'humanité est encore capable d'influencer l'ampleur du
changement climatique à venir et elle doit impérativement le
faire dans les plus brefs délais, car nous ne disposons plus de décennies
pour éviter la catastrophe. À Copenhague, la communauté
internationale doit trouver un accord pour répondre au péril
climatique.
Gilles Côté
Comment parler d’avenir aux jeunes ?
EN PASSANT DES PAROLES AUX ACTES !
Les 26 et 27 février derniers, avait lieu, à
Montréal, l’édition 2009 du Carrefour de la citoyenneté
responsable, organisé par les Établissements verts Brundtland
et la Fondation Monique-Fitz-Back. Cette année, le thème de
la rencontre s’intitulait «Comment parler d’avenir aux jeunes
?»

Quelques jours plus tôt, soit le 23 février, La Presse publiait
l’article « Avenir de la planète : les jeunes Québécois
sont pessimistes ». Bref, nos jeunes sont très lucides, mais
quels sont les impacts de cette vision défaitiste ? Que l’on
soit parent, enseignant, intervenant, ami, gestionnaire, élu ou personnalité
publique, comment peut-on aider nos jeunes à éprouver de l’espoir
face à notre avenir à tous ? (>>>
la suite)
Empreinte écologique sucrée !
Soucieux
des conséquences de ses choix de consommation, le consom’acteur
recherche généralement des produits ayant un impact minimal
sur l’environnement et des retombées sociales maximales. Il recherche
dans la mesure de ses moyens, des produits réemployés, fait
de matières recyclées, locaux, équitables et biologiques.
L’information sur ces produits est maintenant plus facilement accessible.
Il semble cependant que les discussions sur un produit bien de chez nous soient
moins communes. Qui a déjà pensé à l’impact
écologique de la production de sirop d’érable, activité
bien présente dans Lanaudière ? Le temps des sucres arrive à
grand pas et il est temps de se pencher sur la question ! (>>>
la suite)
S’affranchir du pétrole
L’objectif
de se libérer du pétrole comme source d’énergie
apparaît une idée noble, emballante même. D’autant
qu’au Québec, cette source d’énergie est importée
à fort prix.
Mais pour s’affranchir du pétrole, il faudrait pouvoir agir sur
les raisons pour lesquelles le pétrole est utilisé. En pratique,
cela signifie agir sur la consommation. Par exemple, le pétrole utilisé
pour le chauffage des résidences, des édifices et des usines
peut être remplacé par des sources alternatives, par des économies
d’énergie et par la récupération de la chaleur
notamment. Et la technologie existe pour réaliser ces substitutions
et ces économies. Et les décisions peuvent être prises
localement. Il faut cependant que l’énergie alternative soit
disponible. (>>> la suite)
Les milieux humides de la CMM sont mal connus
Deux MRC de notre région font partie de la Communauté métropolitaine
de Montréal (CMM) : la MRC les Moulins et la plus grande partie
de la MRC de L'Assomption.
Nous connaissons l'importance de conserver les derniers milieux humides de
la CMM, notamment et au premier plan, celui des tourbières de Terrebonne.
C'est pourquoi les cinq Conseil régionaux de l'environnement (CRE)
de la région de Montréal (dont le CREL) réclament de
la CMM un inventaire et une caractérisation de tous les milieux humides
sur son territoire avant qu'ils ne disparaissent, victimes du développement
immobilier. Car on ne peut pas protéger et conserver ce qu'on ne connait
pas!
(>>>
lettre à la CMM)
(>>>
demande de moratoire sur la construction dans les milieux humides)
Honneur aux tourbières de Terrebonne pour les services qu'elles nous rendent - 1ère partie
![]() |
La formation d’une tourbière résulte de plusieurs milliers d’années d’accumulation de végétation non décomposée, principalement constituée de sphaigne |
Puits de carbone
Durant leur croissance, les plantes emmagasinent de grandes quantités
de CO2, un des principaux gaz à effet de serre (GES), responsables
des changements climatiques. Dans une tourbière, l’acidité
du milieu et la présence continuelle d’eau empêchent la
décomposition de la végétation, ce qui fait en sorte
que le CO2 est emprisonné dans la tourbe au lieu d’être
libéré dans l’atmosphère. Ainsi, ces écosystèmes
agissent comme des puits de carbone, contribuant activement à la lutte
aux changements climatiques. Au Canada, les tourbières peuvent capter
annuellement 140 millions de tonnes de CO21. Contrairement aux
technologies de captage de carbone que l’on tente de développer
à coups de millions de dollars, ce service nous offert gratuitement
par les tourbières de Terrebonne.
Approvisionnement en eau potable
En absorbant très rapidement d’importantes quantités d’eau
avant de la libérer tranquillement, les milieux humides agissent comme
des éponges.
![]() |
La Ville de Terrebonne puise la majeure partie de son eau potable dans la rivière des Mille-Îles , elle-même alimentée par les tourbières de Terrebonne |
Dans un contexte où les changements climatiques menacent de réduire notre accès à l’eau et d’en dégrader la qualité, et ce, même au Québec, la protection de tous nos milieux humides est primordiale.
Par ailleurs, la Ville de Terrebonne, qui puise la majeure partie de son eau potable dans la rivière des Mille-Îles (elle-même alimentée par les tourbières de Terrebonne), connaît déjà des problèmes d’alimentation en eau potable en période de canicule2.
Purificateur d’air naturel
Selon l’Association médicale canadienne, le Québec et
l’Ontario comptent la plus grande proportion de décès
prématurés causés par la pollution atmosphérique
au Canada3. Au Québec seulement, les décès prématurés
passeront de 690 en 2008 à 1180 en 2031. Sur cette même période,
les admissions à l’hôpital, les visites à l’urgence
et les visites chez le médecin augmenteront de 42 %. Les dommages économiques
pour la province se seraient élevés à plus de 2 milliards
de dollars en 2008, alors que l’on prévoit des coûts dépassant
les 3 milliards de dollars en 2031.
Les 633 ha de milieux naturels situés sur les terres de la Défense
nationale, où on retrouve les tourbières, agissent comme un
gigantesque purificateur d’air naturel voisin du grand Montréal,
qui connaît d’importantes périodes de smog. Grâce
à la photosynthèse, les plantes absorbent du CO2
et libèrent de l’oxygène. De plus, la végétation
possède la capacité d’assimiler certaines substances nocives
que l’on retrouve dans l’air pollué.
Retombées environnementales, sociales et économiques
Du point de vue environnemental, les services rendus par les tourbières
de Terrebonne, à court et à long terme, sont tout à fait
évidents. En contribuant à la lutte aux changements climatiques
et en assainissant notre eau et notre air, ces milieux naturels jouent aussi
un rôle important sur la santé et la qualité de vie des
citoyens du sud de Lanaudière. Conséquemment, les coûts
reliés aux soins de santé s’en trouvent amoindris, tout
comme les autres frais reliés aux impacts des changements climatiques.
_____________________
1 http://www.cemoulins.org/tourbiere.html
2 Comité Environnement les Moulins, 2007. Mémoire. Protection des milieux
humides de Terrebonne – Propriété fédérale du ministère de la Défense nationale.
p.15.
3 Association médicale canadienne. 2008. L’air qu’on
respire. Le coût national des maladies attribuables à la pollution
atmosphérique. 38 p.
Vicky Violette
Sortir le recyclage de la crise : Le Mouvement Écologique Mathalois (MEM) lance une pétition
En octobre 2008, éclatait la crise du recyclage. Dans la foulée
de la récession économique mondiale et du tassement de la valeur
des matières premières, les cours jusque là assez élevés
des matières recyclables s'effondraient et nous précipitaient
dans l'incertitude. Durant la campagne électorale, fin novembre plus
précisément, la ministre de l'Environnement, Mme Line Beauchamp,
au courant de la situation depuis trois semaines disait-elle, chargeait trois
responsables du secteur de lui faire rapport dans les deux semaines sur l'état
de la situation et sur les mesures à prendre pour l'améliorer.
Enfin, le 28 janvier, neuf semaines plus tard donc, la ministre annonçait
des mesures pour soutenir les centres de tri et la création d'un Comité
conjoint sur le marché des matières recyclables. Ces annonces
répondent-elles à nos attentes ?
(>>>
pourquoi et comment signer la pétition ?)
(>>>
texte de la pétition)
Claude Duchemin. Mouvement écologique mathalois

Le CREL vous informe est publié
par le Conseil régional de l'environnement de Lanaudière
Ont contribué à ce numéro:
Gilles Côté, Vicky Violette, Charles Gratton,
Normand Grégoire et Claude Duchemin
Pour vous abonner au bulletin ou vous en désabonner, dites-nous
le par courriel au bulletinCREL@crelanaudiere.ca



Les
succursales RONA de L’Assomption, de Le Gardeur, de Crabtree et de Berthierville
récoltent vos gallons de lave-glace vides. Sur chaque contenant rapporté,
vous bénéficierez d’un rabais de 2,50 $ sur le pot à
fleurs suspendu qu’il servira à produire. Ceux-ci seront en vente
lors de la grande fin de semaine de la fête des Patriotes, du 16 au
18 mai 2009.
Il
vous est dorénavant possible de communiquer, par courriel, avec un
représentant de votre MRC ou d’un siège sectoriel du 
