Sommes-nous prisonniers de notre confort ?
De nos jours, le système économique
valorise l'individualisme et l'égocentrisme: cela fait de nous de gros
consommateurs. Lors de prises de décisions, on considère tout
a fait raisonnable de s'occuper d'abord de ses affaires et de ses intérêts.
Cependant, ce comportement est-il vraiment à notre avantage?
Imaginez-vous la situation suivante où la police arrête
deux suspects complices d’un même délit. Les preuves sont
toutefois insuffisantes et une dénonciation est nécessaire.
Chacun des suspects est isolé et on lui soumet cette offre :
Si tu le dénonces et lui aussi, vous écoperez tous les deux de 5 ans de prison.
Si aucun de vous ne dénonce, vous aurez tous deux 6 mois de prison."
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N°1 se tait |
N°1 dénonce |
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N°2 se tait |
6 mois chacun |
Rien pour le N°1 |
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N°2 dénonce |
10 ans pour le N°1 |
5 ans chacun |
Isolé, chaque prisonnier réfléchit et se dit :
Dans le cas où l’autre ne me dénoncerait pas : si je me tais, je ferai 6 mois de prison, mais si je le dénonce, je serai libre.
Donc, quel que soit le choix de l’autre, j'ai intérêt à le dénoncer."
Les deux se dénoncent alors et écopent
de 5 ans, alors que s’ils étaient restés silencieux tous
les deux chacun n’aurait eu que 6 mois. Voici un bel exemple où
la recherche de l’intérêt individuel mène à
un résultat non optimal.
Ce genre de situation peut ressembler à de nombreux enjeux
environnementaux comme l’effondrement des stocks de poissons ou encore
les embouteillages sur les ponts. Mais sommes-nous tous comme ces prisonniers
?
Certes les problématiques environnementales sont beaucoup
plus complexes, mais il n’en reste pas moins que les actions individuelles
mènent à une dégradation de la situation. Quelles décisions
auraient pris les prisonniers s’ils avaient pu se parler ? Ils en seraient
certainement venus à ne pas se dénoncer. Sommes-nous à
ce point isolés les uns les autres dans notre monde ? Ne voyons-nous
pas l’urgence de s’asseoir et de trouver des « compromis
» qui finalement s’avéreront plus intéressants que
le chacun pour soi ? Certains ont à perdre – ceux qui bénéficient
du système actuel, mais beaucoup plus ont à gagner. La crise
économique actuelle ne se présente-elle pas comme une opportunité
pour repenser le monde?
Réfléchissons rapidement, le
temps de proposer des solutions approche !
Charles Gratton
Le premier Forum Social Lanaudois (FSL)
Le FSL, c’est un espace public critique, participatif et inclusif qui
vise à permettre à tous les citoyens, mouvements sociaux et
organismes de la région de prendre la parole, débattre, et s’exprimer
sur les réalités et les enjeux lanaudois.
C’est un lieu de rencontre, de convergence, de dialogue, d’échange,
de pratique citoyenne et d’élaboration de stratégies d’action
en réseau afin de faire advenir un Québec mettant au centre
de ses préoccupations la justice sociale, le développement durable,
la solidarité internationale et la démocratie participative.
C’est plus de 75 activités (ateliers, conférences et prestations
artistiques) qui auront lieu du 24 au 26 avril prochains au Cégep de
L’Assomption. Au menu ?
Notre
forêt, la culture, les médias lanaudois, l’intégration
des personnes immigrantes, les cyanobactéries, les logements abordables,
le raccrochage scolaire, les changements climatiques et bien plus encore !
Il est possible de s’inscrire au FSL dès maintenant. Ne manquez
pas cet événement incontournable ! Pour inscription ou informations,
visitez notre site
Web ou contactez-nous au (450) 756-6538 ou par courriel au info@forumsociallanaudois.org.
Michel Robert
Faites
profiter votre argent et l’environnement grâce aux placements
socialement responsables
Votre argent sert-il à financer des entreprises qui ne se soucient aucunement des effets de leurs activités sur le bien-être des citoyens, leur santé, la qualité de leur environnement et les droits des travailleurs ? Malheureusement, c’est probablement le cas ! Pour remédier à cette situation et vous permettre d’investir dans vos valeurs, vous pouvez opter pour l’investissement socialement responsable. (>>> la suite)
« Les restaurants Benny » adopte une gestion responsable de ses matières résiduelles
Le
10 février dernier, l’entreprise « Les restaurants Benny
» annonçait la mise en oeuvre de la collecte à trois voies
dans sa succursale de Rawdon. Quelle belle surprise de constater que l’on
n’avait pas oublié, d’abord et avant tout, la réduction
à la source !
En effet, les efforts consacrés à la recherche de choix alternatifs
afin d’éliminer, entre autres, l’usage du styromousse n’ont
pas été négligés. On retrouve maintenant de la
vaisselle lavable et durable. On a remplacé, par exemple, les sachets
de sucre par un sucrier. De plus, certains contenants de plastique non recyclables
au Québec ont été remplacés par des contenants
de carton compostables. Toutefois, il reste encore du travail à faire.
Entre autres, on n’a pas trouvé d’ustensiles recyclables
et on sert toujours de l’eau embouteillée individuellement. Malgré
tout, la recherche de solutions plus responsables se poursuit.
Quant à la collecte à trois voies, elle permet de recycler et
de composter une grande quantité de déchets, autrefois voués
entièrement à l’enfouissement. Les employés et
les clients peuvent contribuer rapidement et efficacement à ces efforts,
grâce à une information claire et précise. Des pictogrammes
indiquent quels articles correspondent à chacune des trois voies. Les
clients qui ne souhaitent pas prendre le temps d’effectuer un bon triage
n’ont qu’à laisser leur cabaret à l’endroit
prévu à cet effet.
Bref, tout a été bien pensé. Félicitations à
l’entreprise Compo Recycle, qui a prévu tous les détails
! Grâce à cette initiative, le restaurant a réduit de
80 % les matières résiduelles enfouies, ce qui représente
300 m3 par année, soit l’équivalent d’environ 20
camions. Les propriétaires, messieurs Yves et Vincent Benny, se donnent
six mois pour bien s’approprier cette nouvelle façon de faire
avant d’implanter le système dans tous leurs restaurants.
Vicky Violette
Communiqué de l'ALAP : NON MERCI AUX ÉNERGIES SALES POUR LE QUÉBEC
Au
début de février, la Ville de Montréal adoptait un projet
de réglementation visant à interdire l'installation de nouveaux
systèmes de chauffage au bois sur son territoire. Les directions de
santé publique nous mettent aussi en garde contre les effets nocifs
de la fumée de bois, particulièrement dans les quartiers urbains
et les banlieues où on trouve une proportion significative de ménages
qui utilisent le chauffage au bois comme système de chauffage d'appoint
durant la saison froide.
De l'autre côté, l'industrie du poêle réclame une
règlementation favorisant l'usage de poêles certifiés
EPA qui diminueraient de beaucoup la pollution provenant de cet usage.
L'Association pour l'air pur (ALAP) nous met cependant en garde en rappelant
que les poêles certifiés EPA ne sont pas une panacée et
que la fumée demeure un facteur important de détérioration
de la santé respiratoire dans nos villes. Le 4 février dernier,
l'ALAP a émis un communiqué intitulé NON MERCI AUX ÉNERGIES
SALES POUR LE QUÉBEC.
(>>> le communiqué)
De plus, pour un survol sérieux de la question des impacts sur la santé
des diverses technologies de chauffage au bois, nous vous recommandons de
lire l'excellent mémoire que l'ALAP a présenté lors des
consultations sur la Stratégie de développement durable du gouvernement
du Québec en novembre 2007.
(>>> le mémoire)
Gilles Côté
Tenue du colloque forestier régional 2009
Mon boisé, une valeur sûre
« J’y gagne, ma communauté aussi ! »
Le 11 mars prochain, l’Association forestière de Lanaudière vous invite au Château Joliette pour l’édition 2009 du colloque forestier régional. Le thème choisi cette année: les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques des boisés situés en milieu agricole.
L’animateur, M. Lionel Levac, journaliste à l’émission
"La semaine verte" de Radio-Canada, présentera plusieurs
conférenciers chevronnés, qui aborderont les questions suivantes
:
• Le potentiel forestier de la Plaine du Saint-Laurent ;
• La conservation volontaire en milieu privé ;
• Les tourbières de Lanoraie et l’historique
du paysage ;
• Vers des paysages multifonctionnels en zones d’intensification
;
• La captation de carbone par les boisés ;
• L’optimisation de l’aménagement d’une
ferme et de ses boisés improductifs.
(>>>
voir l'affiche)
Le coût est de 75 $ pour les inscriptions complétées avant
le 24 février, puis de 90 $ après cette date. Pour ceux qui
désirent s’en tenir à la dernière conférence
en soirée, le prix d’entrée est de 10 $.
Pour de plus amples renseignements ou pour vous inscrire, communiquez avec
l’Association forestière de Lanaudière :
(450) 836-4007
afl@aflanaudiere.org
Santé publique et changements climatiques
Le
17 février dernier, dans le cadre de ses déjeuners-causerie,
l’Agence de santé et de services sociaux de Lanaudière
présentait une conférence sur les impacts qu’auront les
changements climatiques sur la santé publique au Québec. Le
chercheur Pierre Gosselin de l’Institut national de santé publique
du Québec (INSPQ) a présenté les résultats des
recherches effectuées par l’équipe du INSPQ depuis 2003.
Puisque nous serons tous affectés, il nous a semblé pertinent
de partager brièvement avec vous cette information.
(>>>
la présentation de M. Pierre Gosselin - .pdf - 6,3 Mo)
Les changements climatiques se font déjà sentir au Québec,
particulièrement le sud-ouest du Québec dont Lanaudière
fait partie. Ainsi donc, pour ces régions, la température annuelle
moyenne a augmenté d'une valeur se situant entre 1 et 1,25 °C depuis
1960. Ce réchauffement du climat, qui devrait s’accentuer davantage
au point où le climat de Montréal pourrait ressembler au climat
actuel de Nashville dans un avenir pas si lointain de 30-60 ans, n’est
pas sans conséquences pour les écosystèmes et la santé
publique.
Des
enjeux de santé publique se posent à plusieurs niveaux. Premièrement,
le réchauffement permettra entre autres à de nouvelles maladies
infectieuses de faire leur apparition, le virus du Nil et la maladie de Lyme
par exemple, qui sont transmises via l’arrivée de nouveaux animaux
inadaptés au climat actuel. Deuxièmement, les événements
climatiques extrêmes seront dorénavant plus nombreux et entraîneront
les risques qui y sont associés (inondation au Saguenay, verglas de
1998…), affectant plus durement les personnes démunies qui sont
généralement plus à risque dans de telles situations.
Troisièmement, de ces événements climatiques extrêmes,
les pluies abondantes causant de grands ruissellements peuvent engendrer des
problèmes de qualité et de contamination de l’eau de consommation.
Quatrièmement, l’augmentation du nombre de journées de
chaleur accablante entraînera des difficultés supplémentaires
aux gens les plus à risques (personnes âgées, jeunes enfants,
personnes ayant des problèmes respiratoires) particulièrement
dans les grands centres urbains.
Heureusement, certaines solutions d’adaptation existent : une meilleure préparation pour affronter les événements extrêmes et les nouvelles maladies, une meilleure conception de nos immeubles et de nos espaces urbains afin d’éviter les chaleurs extrêmes, un suivi rigoureux de la qualité de l’eau que nous consommons…et l’adoption du port de crampons pour se déplacer sur les trottoirs plus souvent couverts de glace devant les périodes de gel/dégel plus fréquentes !
Toutefois, n’oublions pas que la meilleure mesure d’adaptation est dans la prévention: réduire nos émissions de GES, pour que finalement le réchauffement du climat reste dans la mesure de notre adaptation possible!
Charles Gratton

Le CREL vous informe est publié
aux six semaines
Ont contribué à ce numéro:
Charles Gratton, Vicky Violette, Gilles Côté
et Michel Robert
Pour vous abonner au bulletin ou vous en désabonner, dites-nous
le par courriel au bulletinCREL@crelanaudiere.ca


Le
2 février dernier, le Forum jeunesse Lanaudière (FJL) lançait
la période de mise en candidature pour le 