Volume 1, N°5, le 30 janvier 2009

Un vent d'espoir en provenance des État-Unis

    Malgré la morosité générale et l'insécurité économique qui nous affecte à divers degrés, l'arrivée au pouvoir de Barack Obama nous donne quelques raisons d'espérer du côté de l'environnement, ce qui, il faut le dire, n'est pas arrivé souvent dans les dernières années.
    Une semaine après son arrivée en poste, le président américain a promis que les États-Unis prendraient la tête du combat mondial contre les changements climatiques tout en annonçant du même souffle que l'Agence de protection de l'environnement (EPA) autorisera la Californie à abaisser les limites d'émissions de gaz à effet de serre des véhicules automobiles, ce que Bush lui refusait de faire. La nouvelle secrétaire d'état, Hillary Clinton, disait quant à elle que "les États-Unis seront énergiques, déterminés, stratégiques et sérieux dans la réponse à apporter au réchauffement climatique et au problème qui lui est lié: l'énergie propre». Les environnementalistes souhaitent que le Canada s'aligne rapidement sur ces nouvelles normes qui seront aussi adoptées dans au moins 18 autres États américains.
    Au Québec, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, madame Line Beauchamp a émis un communiqué dans lequel elle affirme la satisfaction du gouvernement face à cette décision parce qu'elle lui permettra de mettre en application une importante mesure du Plan d'action 2006-2012 sur les changements climatiques, à savoir, l'adoption des nouvelles normes californiennes de consommation de carburant pour tous les véhicules immatriculés au Québec.
    Ces nouvelles mesures permettront à des centaines de millions de nord-américains d'adopter éventuellement un comportement plus écoresponsable en réduisant leur consommation d'énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre. Vraiment, cela nous apporte, en ce début de 2009, un peu d'espoir!
   
    Gilles Côté


Durant la récession, continuez de recycler mais réduisez d'abord

En janvier 2009, L’Express Montcalm et L’Action avisaient la population que, dans Lanaudière nord, les matières recyclées ne seront pas enfouies. Pour ceux qui s’en inquiétaient, les voilà donc rassurés. Malgré la précarité de la situation, la crise économique ne constitue pas, pour l’instant, une raison d’abandonner le bac bleu dans notre région. (>>>)


Le programme ICI ON RECYCLE! rend facile votre virage vert

Le programme ICI ON RECYCLE! a pour but de reconnaître l’engagement des industries, des commerces et des institutions à gérer leurs matières résiduelles de façon responsable, en respectant le principe des 3RV. Cela signifie qu'on ne s'en tient pas qu'au simple recyclage, mais qu’on favorise la réduction à la source, le réemploi et la valorisation des matières résiduelles. (>>>)


NOIRE TEMPÊTE DANS NOS BACS VERTS!

Notre consommation effrénée produit de gigantesques montagnes de déchets que nous ne savons plus où mettre et qui polluent sévèrement notre environnement tout en menaçant de plus en plus directement notre santé. Par ailleurs, les ressources planétaires, que nous avons longtemps cru infinies, s'épuisent sous les coups de butoir d'une exploitation qui ne voit pas plus loin que le bout de son... profit à court terme.
Depuis quelques années, on a compris la nécessité de diminuer le pillage des matières premières et d'alléger la pression de nos déchets sur notre écosystème. On a aussi réalisé que le RECYCLAGE répond pleinement à ces deux impératifs. Il réutilise des matières premières que nous n'aurons pas besoin d'extraire, de produire ou de détruire dans la nature et il diminue significativement le volume et le poids de nos rebuts. Quand on pense aux coûts du recyclage, il faut lui créditer ces deux économies, majeures et incontournables. C'est pourquoi, malgré la crise actuelle, provoquée par la chute des cours des matières premières, presque personne n'a remis en cause le principe même du recyclage. (>>>)


Les audiences publiques du BAPE sur le projet du Train de l'Est,
le CREL y était


Le 13 janvier dernier, le CREL faisait une intervention à la deuxième partie des audiences du BAPE sur le projet du Train de l'Est. Nous y avons présenté un mémoire rédigé en collaboration avec le Conseil régional de l'environnement de Laval. Consultez le mémoire
Dans ce mémoire, les CRE de Lanaudière et de Laval appuient la mise en oeuvre d’un service de train de banlieue dans l’est de Montréal, l’est de Laval et la couronne nord-est. Le Train de l’Est faciliterait les déplacements tout en diminuant les effets néfastes de la congestion routière sur l’environnement en termes d’émissions de GES de polluants responsables du smog urbain.
Les CRE regrettent cependant qu’un choix de motorisation diesel ait été effectué sur la plus grande partie du tracé envisagé et souhaitent que les travaux d’électrification de l’ensemble des tracés éventuellement retenus soient mis en oeuvre dans les meilleurs délais.
Les CRE favorisent la réalisation de la solution comportant deux lignes soit, de Mascouche à Montréal en passant par la ligne existante du CP dans l'est de Laval et de l'Assomption à la Gare centrale en empruntant la ligne existante du CN. Cette solution, même si elle n'est pas la solution préférée de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) permet de retirer un plus grand nombre de véhicules du réseau routier, et permet de desservir un territoire plus vaste en incluant l’est de Laval. De plus, cette solution permettrait l’implantation du service en utilisant les emprises ferroviaires existantes, évitant ainsi de détruire plus de 2 ha de milieux humides précieux pour la conservation de notre biodiversité.
Les CRE recommandent de plus la mise en oeuvre d’une voie réservée aux autobus et aux automobiles avec au moins deux occupants sur les ponts de l’autoroute 40 dans l’est de Montréal. Cette voie accueillerait un service de navettes rapides par autobus entre Repentigny et la station de métro Radisson.

Gilles Côté


Un nouveau chargé de projets au CREL

Le conseil d'administration et la direction du Conseil régional de l'environnement de Lanaudière sont heureux d'annoncer l'embauche de Monsieur Charles Gratton en tant que chargé de projets / analyste en environnement depuis le 12 janvier dernier.
Doté d'un baccalauréat en physique (U. de Montréal) et d'une maîtrise en sciences de l’environnement (UQÀM), Monsieur Gratton possède une expérience pertinente en prévention de l’eutrophisation des lacs, sur le développement durable à l’échelle locale, sur l’agroenvironnement et en gestion de projets.
Au cours des dernières années, il a été appelé à travailler à la sensibilisation de la population sur les enjeux reliés à la préservation de la qualité des cours d’eau à Sainte-Marcelline-de-Kildare et a assisté un comité de citoyen dans le cadre du projet de développement durable local Participation Citoyenne Matawinie. De plus, il profite d’une bonne connaissance du milieu environnemental et du réseau des intervenants lanaudois.
Monsieur Gratton travaillera, entre autres, au dossier de sensibilisation à la gestion responsable des matières recyclables dans les ICI (industries, commerces et institutions) dans le cadre d'un mandat que Recyc-Québec a donné au CREL de faire la promotion du programme ICI ON RECYCLE! auprès des entreprises et organisations lanaudoises. Il participera de plus à l’analyse de dossiers d’actualité en lien avec l’environnement et le développement durable.


L'indépendance au pétrole pour le Québec, à quel prix ?

Saviez-vous que, selon les données du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, en 2005 près de 40% de l’énergie utilisée au Québec provenait du pétrole et qu’il s’agissait de notre principale source d’approvisionnement (l’hydroélectricité 38%, gaz naturel 12 %, biomasse (bois, résidus forestiers, résidus agricoles, déchets) 9% et les autres sources (nucléaire, charbon, éolien, solaire, géothermie) étaient négligeables). Outre le fait que l’utilisation de l’or noir coûte extrêmement cher à la société québécoise puisque l’ensemble de l’approvisionnement provient de l’extérieur et que l’épuisement de cette ressource approche à grand pas, sa grande utilisation se répercute fortement dans la somme des émissions de gaz à effet de serre (GES) émise par le Québec. Effectivement, le pétrole est la source énergétique produisant le plus d’émissions de GES par unité d’énergie produite après le charbon. À titre d’exemple, pour la production d’une même quantité d’énergie, le pétrole produit 13 fois plus d’émissions que l’hydroélectricité. (>>>)


Rappel: il est encore temps de profiter du Diagnostic résidentiel MIEUX CONSOMMER

Vous avez jusqu'au 17 mars pour profiter du diagnostic et en faire profiter votre collectivité!

Le CREL joint sa voix à celles d'Hydro-Québec, des municipalités et MRC de notre région pour vous inviter, si vous êtes client d'Hydro-Québec, à remplir en ligne le questionnaire du Diagnostic résidentiel MIEUX CONSOMMER. Rendez-vous sur le site du courantcollectif.com et incitez vos parents et vos amis à faire de même. De cette façon, c’est toute votre collectivité qui pourrait en profiter puisque, pour chaque premier rapport émis en ligne, 35 $ seront versés à votre municipalité ou votre MRC pour la réalisation d’un projet collectif près de chez vous. Bien sûr vous pouvez attendre après le 17 mars pour remplir votre questionnaire... mais il n'y aura plus de 35 $ ! (>>>)


   Le CREL vous informe est publié aux six semaines
   Ont contribué à ce numéro:
   Gilles Côté, Vicky Violette, Charles Gratton et le Mouvement écologique mathalois

  

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