Un vent d'espoir en provenance des État-Unis
Malgré la morosité
générale et l'insécurité économique qui
nous affecte à divers degrés, l'arrivée au pouvoir de
Barack Obama nous donne quelques raisons d'espérer du côté
de l'environnement, ce qui, il faut le dire, n'est pas arrivé souvent
dans les dernières années.
Une semaine après son arrivée en poste, le
président américain a promis que les États-Unis prendraient
la tête du combat mondial contre les changements climatiques tout en
annonçant du même souffle que l'Agence de protection de l'environnement
(EPA) autorisera la Californie à abaisser les limites d'émissions
de gaz à effet de serre des véhicules automobiles, ce que Bush
lui refusait de faire. La nouvelle secrétaire d'état, Hillary
Clinton, disait quant à elle que "les États-Unis seront
énergiques, déterminés, stratégiques et sérieux
dans la réponse à apporter au réchauffement climatique
et au problème qui lui est lié: l'énergie propre».
Les environnementalistes souhaitent que le Canada s'aligne rapidement sur
ces nouvelles normes qui seront aussi adoptées dans au moins 18 autres
États américains.
Au Québec, la ministre du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs, madame Line Beauchamp a émis
un communiqué
dans lequel elle affirme la satisfaction du gouvernement face à cette
décision parce qu'elle lui permettra de mettre en application une importante
mesure du Plan d'action 2006-2012 sur les changements climatiques,
à savoir, l'adoption des nouvelles normes californiennes de consommation
de carburant pour tous les véhicules immatriculés au Québec.
Ces nouvelles mesures permettront à des centaines
de millions de nord-américains d'adopter éventuellement un comportement
plus écoresponsable en réduisant leur consommation d'énergie
et leurs émissions de gaz à effet de serre. Vraiment, cela nous
apporte, en ce début de 2009, un peu d'espoir!
Gilles Côté
Durant
la récession, continuez de recycler mais réduisez d'abord
En janvier 2009, L’Express Montcalm et L’Action avisaient la
population que, dans Lanaudière nord, les matières recyclées
ne seront pas enfouies. Pour ceux qui s’en inquiétaient, les
voilà donc rassurés. Malgré la précarité
de la situation, la crise économique ne constitue pas, pour l’instant,
une raison d’abandonner le bac bleu dans notre région. (>>>)
Le programme ICI ON RECYCLE! rend facile votre virage vert
Le
programme ICI ON RECYCLE! a pour but de reconnaître l’engagement
des industries, des commerces et des institutions à gérer leurs
matières résiduelles de façon responsable, en respectant
le principe des 3RV. Cela signifie qu'on ne s'en tient pas qu'au simple recyclage,
mais qu’on favorise la réduction à la source, le réemploi
et la valorisation des matières résiduelles. (>>>)
NOIRE TEMPÊTE DANS NOS BACS VERTS!
Notre consommation effrénée produit de gigantesques montagnes
de déchets que nous ne savons plus où mettre et qui polluent
sévèrement notre environnement tout en menaçant de plus
en plus directement notre santé. Par ailleurs, les ressources planétaires,
que nous avons longtemps cru infinies, s'épuisent sous les coups de
butoir d'une exploitation qui ne voit pas plus loin que le bout de son...
profit à court terme.
Depuis quelques années, on a compris la nécessité de
diminuer le pillage des matières premières et d'alléger
la pression de nos déchets sur notre écosystème. On a
aussi réalisé que le RECYCLAGE répond pleinement à
ces deux impératifs. Il réutilise des matières premières
que nous n'aurons pas besoin d'extraire, de produire ou de détruire
dans la nature et il diminue significativement le volume et le poids de nos
rebuts. Quand on pense aux coûts du recyclage, il faut lui créditer
ces deux économies, majeures et incontournables. C'est pourquoi, malgré
la crise actuelle, provoquée par la chute des cours des matières
premières, presque personne n'a remis en cause le principe même
du recyclage. (>>>)
Les
audiences publiques du BAPE sur le projet du Train de l'Est,
le CREL y était
Le 13 janvier dernier, le CREL faisait une intervention à la deuxième
partie des audiences du BAPE sur le projet du Train de l'Est. Nous y avons
présenté un mémoire rédigé en collaboration
avec le Conseil régional de l'environnement de Laval. Consultez
le mémoire
Dans ce mémoire, les CRE de Lanaudière et de Laval appuient
la mise en oeuvre d’un service de train de banlieue dans l’est
de Montréal, l’est de Laval et la couronne nord-est. Le Train
de l’Est faciliterait les déplacements tout en diminuant les
effets néfastes de la congestion routière sur l’environnement
en termes d’émissions de GES de polluants responsables du smog
urbain.
Les CRE regrettent cependant qu’un choix de motorisation diesel ait
été effectué sur la plus grande partie du tracé
envisagé et souhaitent que les travaux d’électrification
de l’ensemble des tracés éventuellement retenus soient
mis en oeuvre dans les meilleurs délais.
Les
CRE favorisent la réalisation de la solution comportant deux lignes
soit, de Mascouche à Montréal en passant par la ligne existante
du CP dans l'est de Laval et de l'Assomption à la Gare centrale en
empruntant la ligne existante du CN. Cette solution, même si elle n'est
pas la solution préférée de l'Agence métropolitaine
de transport (AMT) permet de retirer un plus grand nombre de véhicules
du réseau routier, et permet de desservir un territoire plus vaste
en incluant l’est de Laval. De plus, cette solution permettrait l’implantation
du service en utilisant les emprises ferroviaires existantes, évitant
ainsi de détruire plus de 2 ha de milieux humides précieux pour
la conservation de notre biodiversité.
Les CRE recommandent de plus la mise en oeuvre d’une voie réservée
aux autobus et aux automobiles avec au moins deux occupants sur les ponts
de l’autoroute 40 dans l’est de Montréal. Cette voie accueillerait
un service de navettes rapides par autobus entre Repentigny et la station
de métro Radisson.
Gilles Côté
Un nouveau chargé de projets au CREL
Le
conseil d'administration et la direction du Conseil régional de l'environnement
de Lanaudière sont heureux d'annoncer l'embauche de Monsieur Charles
Gratton en tant que chargé de projets / analyste en environnement
depuis le 12 janvier dernier.
Doté d'un baccalauréat en physique (U. de Montréal) et d'une
maîtrise en sciences de l’environnement (UQÀM), Monsieur Gratton possède une
expérience pertinente en prévention de l’eutrophisation des lacs, sur le développement
durable à l’échelle locale, sur l’agroenvironnement et en gestion de projets.
Au cours des dernières années, il a été appelé à travailler à la sensibilisation
de la population sur les enjeux reliés à la préservation de la qualité des
cours d’eau à Sainte-Marcelline-de-Kildare et a assisté un comité de citoyen
dans le cadre du projet de développement durable local Participation Citoyenne
Matawinie. De plus, il profite d’une bonne connaissance du milieu environnemental
et du réseau des intervenants lanaudois.
Monsieur Gratton travaillera, entre autres, au dossier de sensibilisation
à la gestion responsable des matières recyclables dans les ICI (industries,
commerces et institutions) dans le cadre d'un mandat que Recyc-Québec a donné
au CREL de faire la promotion du programme ICI ON RECYCLE! auprès des entreprises
et organisations lanaudoises. Il participera de plus à l’analyse de dossiers
d’actualité en lien avec l’environnement et le développement durable.
L'indépendance au pétrole pour le Québec, à quel prix ?
Saviez-vous
que, selon les données du Ministère des Ressources naturelles
et de la Faune, en 2005 près de 40% de l’énergie utilisée
au Québec provenait du pétrole et qu’il s’agissait
de notre principale source d’approvisionnement (l’hydroélectricité
38%, gaz naturel 12 %, biomasse (bois, résidus forestiers, résidus
agricoles, déchets) 9% et les autres sources (nucléaire, charbon,
éolien, solaire, géothermie) étaient négligeables).
Outre le fait que l’utilisation de l’or noir coûte extrêmement
cher à la société québécoise puisque l’ensemble
de l’approvisionnement provient de l’extérieur et que l’épuisement
de cette ressource approche à grand pas, sa grande utilisation se répercute
fortement dans la somme des émissions de gaz à effet de serre
(GES) émise par le Québec. Effectivement, le pétrole
est la source énergétique produisant le plus d’émissions
de GES par unité d’énergie produite après le charbon.
À titre d’exemple, pour la production d’une même
quantité d’énergie, le pétrole produit 13 fois
plus d’émissions que l’hydroélectricité.
(>>>)
Rappel: il est encore temps de profiter du Diagnostic résidentiel MIEUX CONSOMMER
Vous avez jusqu'au 17 mars pour profiter du diagnostic et en faire profiter votre collectivité!
Le CREL joint sa voix à celles d'Hydro-Québec, des municipalités
et MRC de notre région pour vous inviter, si vous êtes client
d'Hydro-Québec, à remplir en ligne le questionnaire du Diagnostic
résidentiel MIEUX CONSOMMER. Rendez-vous sur le site du courantcollectif.com
et incitez vos parents et vos amis à faire de même. De cette
façon, c’est toute votre collectivité qui pourrait en
profiter puisque, pour chaque premier rapport émis en ligne, 35 $ seront
versés à votre municipalité ou votre MRC pour la réalisation
d’un projet collectif près de chez vous. Bien sûr vous
pouvez attendre après le 17 mars pour remplir votre questionnaire...
mais il n'y aura plus de 35 $ ! (>>>)

Le CREL vous informe est publié
aux six semaines
Ont contribué à ce numéro:
Gilles Côté, Vicky Violette, Charles Gratton
et le Mouvement écologique mathalois
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