Copenhague 2009 : espoir de fou?
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| Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques |
L'éditorial de
cette édition du bullentin ne pouvait porter sur un autre sujet que
la rencontre internationale qui se tient actuellement à Copenhague
au Danemark, la 15ème Conférence des Parties à la Convention-cadre
des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), puisqu'il s'agit
d'un point culminant dans les négociations des suites du protocole
de Kyoto, suites qui auront une incidence capitale sur la lutte aux changements
climatiques.
L'urgence d'agir fait consensus chez les scientifiques.
Bien que les changements climatiques soient maintenant inévitables,
l'ampleur que le phénomène prendra dépend des décisions
qui seront prises au cours des prochaines années.
Afin d'éviter la catastrophe humanitaire, le groupe
d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) recommande
une diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans
l'optique de freiner l'augmentation moyenne de la température au niveau
de la surface de la terre à un maximum de 2ºCelsius comparativement
à ce qu'elle était avant l'avènement de l'industrialisation.
Afin d'y parvenir, les pays industrialisés devront réduire leurs
émissions de GES de l'ordre de 25 à 40% d'ici 2020 par rapport
à ce qu’elles étaient en 1990 et de 50 à 80% d’ici
2050. La rencontre de Copenhague portera sur les réductions pour l'horizon
2020.
À quoi doit-on s'attendre lors de cette rencontre
au sommet? Comment réagiront les pays riches, grands responsables de
cette situation? Quelle sera l'attitude des pays émergents (Chine,
Inde, Brésil, Afrique du sud, Mexique) qui sont maintenant des émetteurs
de GES importants? Que fait-on des pays dits «sous-développés»
qui sont les plus vulnérables aux impacts et qui n'ont pourtant pratiquement
rien à voir avec le déclenchement des changements climatiques?
Peut-on espérer voir les dirigeants des pays riches prendre le virage
nécessaire afin d'éviter la catastrophe, virage qui peut se
faire sans pour autant compromettre la croissance économique (à
ce sujet, voir l'étude suivante de l'Institut Pembina et de la Fondation
David Suzuki, octobre 2009) mais qui ne plaira pas aux biens nantis à
qui profite le système actuel basé sur la surconsommation d'énergies
fossiles. Ce virage demandera également de soutenir les pays moins
favorisés afin qu'ils se «développent proprement»
et qu'ils puissent faire face aux impacts des changements climatiques?
Au moment d'écrire ces lignes, le gouvernement Harper
propose un scénario de réduction des émissions canadiennes
de 3% par rapport à 1990 - ce qui représente une diminution
moins grande que l'engagement canadien du protocole de Kyoto, et ce avec une
dizaine d'années de sursis - et les États-Unis, malgré
l'espoir qu'avait suscité l'arrivée de Obama, présentent
également des réductions bien moins importantes que ce que réclament
les scientifiques.
D'autres, les pays européens en tête, sont
au contraire proactifs et ciblent des réductions qui correspondent
aux recommandations scientifiques. Le Québec fait aussi bonne figure
avec la cible la plus ambitieuse de l'Amérique du Nord visant des réductions
de 20% par rapport à 1990 - nous aurions préféré
encore plus - et se dit prêt à revoir cette cible à la
hausse selon les efforts internationaux. Ces états proactifs sauront-ils
faire basculer les négociations de Copenhague vers une entente internationale
porteuse d'espoir ou l'inertie de cette vieille économie basée
sur l'utilisation du pétrole emportera-t-elle nos rêves - et
ceux de nos enfants - sous sa marée noire?
Que pouvons nous faire d'ici la fin des négociations?
Nous vous invitons à laisser savoir aux dirigeants
du monde entier vos préoccupations climatiques en vous inscrivant au
http://tcktcktck.org/fr,
à signer la pétition Kyotoplus
et à être de la manifestation du 12 décembre prochain
à Montréal (cliquez
ici pour plus d'info). Bien sûr, allez-y en autobus ou en covoiturant!
Participez à la veillée pour un
Vrai Accord climatique à Rawdon ce samedi 12 décembre,
cliquez
ici
Charles Gratton



Le
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intéressé(e) à relever le défi d’un éco-stage
YMCA
Pour
toute la population, au nom de l’intérêt public, le CREL
défend notre droit de vivre dans un environnement sain. 